STOP RECHERCHE COMPLICE

Table des matières :
- Stop recherche complice : C’est quoi
- Pourquoi ? L’appel
- Quoi ? Agir ensemble : première campagne en février 2026
- Comment ?
- Contact
- L’appel
STOP RECHERCHE COMPLICE : C’est quoi ?
Stop Recherche Complice est une coalition de militant·es, d’étudiant·es, de chercheur·euses, s’opposant à la complicité de la recherche avec les entreprises impérialistes, fascistes, et soutenant des projets coloniaux. Nous souhaitons libérer la recherche des logiques capitalistes et de la concurrence techno-scientifique mondialisée.
Pourquoi ?
En France, nombreuses sont les universités et les organismes de recherche qui collaborent avec des entreprises complices du génocide palestinien ou de projets coloniaux brutaux, comme Safran, Thales, la Socfin, etc. Le développement du financement par projet et des accords avec le privé leur permet de phagocyter la recherche publique, au nom de la course au pouvoir et au profit.
Il est temps de rompre l’impunité dans laquelle ces entreprises prospèrent au sein de nos universités et des organismes de recherche publique.
Quoi ? Agir ensemble : au mois de février 2026
Nous appelons à faire résonner nos résistances entre elles, à en faire émerger de nouvelles, à assembler nos forces pour dire STOP A LA RECHERCHE COMPLICE.
Du 16 au 22 février 2026, nous appelons à lancer des actions dans toute la France, partout où la recherche se rend complice. Notre but : visibiliser, alerter et perturber.
Pour y parvenir, nous appelons à multiplier les dynamiques d’enquête et à en mutualiser les ressources, que nous nous proposons de rassembler sur cette page.
Quelques idées d’actions :
Notre résistance, anti-fasciste et anti-impérialiste, sera multiforme :
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alerter les chercheur·euses, les étudiant·es et le grand public, en organisant des réunions d’information ouvertes à tous·tes, en faisant du collage ou du tractage (comme au CIRAD à Montpellier) ;
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interpeler les directions d’universités ;
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faire sortir anonymement des informations servant à l’enquête militante ;
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se syndiquer et faire grève (exemple d’appel syndical) ;
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organiser des blocages et des perturbations des activités de recherche ([comme à Grenoble contre les laboratoires de Bolloré](http://organiser des blocages et des perturbations des activités de recherche (comme à Grenoble contre les laboratoires de Bolloré);
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créer des pôles de résistances et des alliances au sein des laboratoires, universités, et établissements de recherche publique ;
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refuser de participer aux programmes de recherche et partenariats complices quand cela est possible.
Comment ?
S’organiser : Collectifs
Pour nous organiser contre la recherche complice, rassemblons-nous ! Selon les endroits, la lutte s’organise déjà dans plusieurs espaces :
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AG des étudiant·es,
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AG du personnel,
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collectifs en soutien à la Palestine,
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collectifs de doctorant·es,
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syndicats étudiants,
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syndicats du personnel,
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assos étudiantes,
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groupes autonomes…
Vous pouvez vous renseigner localement, rejoindre ces espaces et leur parler de Stop Recherche Complice, ou créer vos propres groupes d’action.
En voici quelques exemples :
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Collectifs nationaux :
- Les collectifs/comités Palestine, présents dans de nombreuses facs et s’organisant également à l’échelle nationale ;
- Universitaires avec Gaza : [site internet]; [contact];
- Education avec Gaza, avec ses branches locales : [linktr.ee] ;
- CAALAP (Coordination Antifasciste d’Affirmation des Libertés Académiques et Pédagogiques) : [site internet], [contact];
- Le Poing Levé : échelle nationale [site internet], [instagram] et branches locales, par exemple [à Brest] ou à Bordeaux ;
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Toulouse :
- INSA En Lutte : [instagram], [contact] ;
- Assemblée contre la guerre et la militarisation : [info] ;
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Grenoble :
- Stop MICRO, lutte contre les industries de la puce micro sur Grenoble : [site internet], [contact] ;
- Groupe Grothendieck : [site internet];
- SIAG (Stop à un INP qui Alimente les Guerres) : [instagram] ;
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Lyon / Auvergne Rhône Alpes :
- CRAAM (collectif régional Anti Armement et Anti Militariste) : [site internet], [contact]
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Bordeaux
- AG de la faculté de sciences de Bordeaux : [instagram] ;
Si vous connaissez d’autres collectifs locaux ou nationaux impliqués sur ces thématiques, n’hésitez pas à écrire à stoprecherchecomplice@riseup.net pour qu’ils soient ajoutés à cette liste !
S’informer et enquêter : ressources et outils
Pour agir, encore faut-il savoir où. Nous avons rassemblé ici toutes les enquêtes que nous avons identifiées portant sur les partenariats entre universités et entreprises à projets coloniaux. Utilisez-les pour sensibiliser sur le sujet, pour construire des dossiers, ou pour cibler au mieux lors de vos actions. Nous avons également rassemblé quelques outils pouvant être utiles lors de la réalisation de vos propres enquêtes.
Enquêtes à l’échelle nationale :
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Projet EIES (Entreprises Illégitimes dans l’Enseignement Supérieur), cartographie des liens d’influence des entreprises privées dans l’enseignement supérieur : [site internet] [contact] ;
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Stop Academic Complicity, référence les partenariats entre les universités et Israël : [site internet], [rapport] [contact] ;
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Stop Arming Israel, cartographie des entreprises d’armement françaises complices d’Israël : [site internet], [carte], [guide], [instagram], + se rapprocher des groupes locaux ;
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Observatoire des Armements, plateforme d’informations, d’enquêtes et de formations sur le complexe militaro industriel : [site internet], [contact].
Enquêtes à l’échelle locale :
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Bordeaux : Pages noires de l’armement. Une enquête sur les acteurs de l’armement en Gironde. [lien], [contact] ;
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Toulouse : Toulouse nécropole. Histoire et enquête sur le complexe militaro-industriel sur Toulouse et ses environs. [lien] ;
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Grenoble : Groupe Grothendieck. Enquêtes sur le monde scientifique, la recherche et l’armement. [lien] et [enquêtes locales] ;
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Lyon : Les entreprises d’armement en Auvergne-Rhône-Alpes. [lien] ;
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Paris-Saclay, Toulouse-Bordeaux et Grenoble : Des Treillis dans les Labos : La recherche scientifique au service de l’armée, Fabrice Lamarck, Ed. Le monde à l’envers, 2024.
Outils utiles à la production d’enquêtes :
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Acadamia, association pour la transparence des contrats de mécénat entre les universités et les entreprises, peut accompagner des démarches pour obtenir les papiers correspondant au mécénat d’entreprises auprès de l’administration : [site internet], [contact] ;
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Observatoire des Armements,plateforme d’informations, d’enquêtes et de formations sur le complexe militaro industriel : [site internet], [contact].
Si vous connaissez d’autres enquêtes et/ou outils sur ces thématiques, n’hésitez pas à écrire à stoprecherchecomplice@riseup.net pour qu’ils soient ajoutés à cette liste !
Communiquer les actions
La première phase de campagne de Stop Recherche Complice en février concentrera sur un temps court plusieurs actions à travers la France, dans le but de créer de la résonance médiatique et d’augmenter la pression sur les laboratoires de recherche. Les actions seront locales et dépendront des envies et modes d’action de chaque collectif. La coalition Stop Recherche Complice se propose de jouer le rôle de relais et de catalyseur de l’impact médiatique : les annonces des actions locales seront relayées par des collectifs signataires de l’appel comme Guerre à la Guerre, Désarmer Bolloré, Stop Arming Israel, Stop Academic Complicity, les comités Palestine dans les universités, et tous·tes celleux qui le souhaitent (voir la liste complète des signataires).
Pour diffuser à l’échelle nationale vos communiqués ainsi que les photos/vidéos de vos actions, envoyez-les-nous à cette adresse : stoprecherchecomplice@riseup.net
Nous mettons à disposition ci-dessous les visuels de l’appel de Stop Recherche Complice pour que vous puissiez les diffuser localement.

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Contact :
Mail : stoprecherchecomplice@riseup.net
L’appel :
Université Grenoble Alpes, Université de Nantes, Sorbonne Université, Université de Poitiers, de Limoges, de Bretagne, de Bordeaux, Université de Technologie de Compiègne, CIRAD, Université Paris-Saclay, Université PSL… Voici une liste, loin d’être exhaustive, d’universités et d’établissements de recherche dont des laboratoires collaborent avec des entreprises servant des projets coloniaux, impérialistes et fascistes, comme Safran, Thales, Dassault, MBDA, toutes complices du génocide palestinien et de massacres impérialistes, ou la Socfin et Blue Solutions, appartenant au milliardaire carbo-fasciste Bolloré. Ces collaborations peuvent prendre différentes formes comme des partenariats, des programmes de recherche, des financements…
Les descriptions abstraites ou techniques de ces programmes de recherche ne permettent pas toujours d’identifier leurs applications mortifères : c’est souvent au niveau du financement que tout s’éclaire. Si Dassault finance un programme sur la résistance des matériaux, il servira à améliorer le blindage de ses aéronefs. Si la Socfin finance la recherche du CIRAD, c’est pour avoir de meilleures semences de palmier à huile et des hévéas produisant plus de caoutchouc pour ses plantations néocoloniales, où la violence est systémique (viols, logements insalubres, accaparement de terre, conditions de travail dangereuses, travail de mineurs, pollution, corruption…).
L’argent de ces entreprises est sale : il est kaki, il est brun, il est rouge du sang des gazaoui·es génocidé·es, des ukrainien·nes massacré·es, des camerounais·es exploité·es dans les plantations de la Socfin, des peuples écrasés et des jeunes des quartiers populaires violemment réprimé·es. Tels sont les véritables coûts de ces recherches, au delà de leur financements. Accepter d’y participer, c’est accepter de se rendre complice de ces projets impérialistes.
États et entreprises exploitent la recherche et l’innovation pour servir une logique accélérationniste face à un techno-capitalisme en crise. Largement dépendante des financements par projets et des accords avec le privé, la recherche publique est phagocytée par ces puissances qui orientent les axes de recherche. Les chercheur·euses parmi nous se retrouvent intégré·es à des projets mortifères, parfois sans en avoir conscience tant la production de connaissances a été déconnectée de ses applications. Les étudiant·es des universités et des écoles d’ingénieur·es se retrouvent également impliqué·es : visites de ces entreprises partenaires, stages faciles d’accès, cours donnés par des intervenant·es – efficace fabrication des futures recrues employables au service de leurs intérêts.
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Nous refusons de nous laisser bercer par l’illusion confortable de la dualité des usages, selon laquelle les usages militaires sont impératifs pour permettre les usages civils. Dans un contexte de multiplication des bains de sang, camouflés par le terme « économie de guerre », il est à craindre que les programmes de recherche aux applications militaires deviennent de plus en plus « prioritaires ».
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Nous refusons que des milliardaires carbo-fascistes comme Bolloré puissent bénéficier de l’argent public pour développer leurs activités industrielles, dont les profits seraient ensuite réinjectés dans les projets fascistes de l’extrême droite.
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Nous refusons l’hypocrisie d’une recherche qui serait mise au service d’innovations soi-disant vertueuses mais dont la seule raison d’être serait la perpétuation délétère de domaines de recherche non soutenables et d’un capitalisme « vert », mais pour autant toujours écocidaire.
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Nous refusons la banalisation de ces collusions avec le monde de l’armement sous prétexte que l’université manque de moyens ou que la recherche devrait continuer « à tout prix », sans considération aucune pour ses impacts sur la société.
Il ne s’agit pas uniquement de remplacer une source de financement par une autre : le financement par l’État ne suffit pas à garantir une recherche libérée des intérêts du capital et de la puissance étatico-militaire. Libérer la recherche, c’est la sortir des logiques capitalistes, c’est refuser la concurrence techno-scientifique mondialisée. Sortir la recherche de la sphère institutionnelle ne permettrait-elle pas une production de savoirs populaires où il y aurait de la place pour se questionner sur nos besoins réels, nos usages et leurs conséquences ?
Il est temps de rompre l’impunité dans laquelle ces entreprises prospèrent au sein de nos universités et des établissements publics de recherche.
Dans un contexte global fascisant qui menace entre autres les universités et les institutions de recherche publique, des étudiant·es, des agent·es d’entretien, des chercheur·ses, des personnels de bibliothèque ou de l’administration, des professeur·es, des militant·es s’organisent déjà pour refuser ces collaborations, par exemple au sein des comités Palestine des universités (à travers la France), ou dans le cadre de la campagne Désarmer Bolloré.
Notre résistance, anti-fasciste et anti-impérialiste, sera multiforme : refuser de participer à ces programmes quand cela est possible, alerter les chercheur·euses ou les étudiant·es ainsi que le grand public, fomenter des mutineries, interpeler les directions d’universités, faire sortir anonymement des informations servant à l’enquête militante, se syndiquer, faire grève, organiser des blocages et perturbations des activités de recherche, créer des pôles de résistances et des alliances au sein des laboratoires, universités, établissements de recherche publique.
Nous appelons à faire résonner ces résistances entre elles, à en faire émerger de nouvelles, et à assembler nos forces pour dire STOP A LA RECHERCHE COMPLICE.
Du 16 au 22 février 2026, nous appelons à lancer des actions dans toute la France partout où la recherche se rend complice. Notre but : visibiliser, alerter et perturber.
Pour y parvenir, nous appelons à multiplier les dynamiques d’enquête et à en mutualiser les ressources que nous proposons de rassembler sur cette page.
Signataires
Contre Attaque
- Coordination Antifasciste d’Affirmation des Libertés Académiques et Pédagogiques (CAALAP)
- Comités étudiants pour la Palestine (Universités Paris Cité, inter-PSL, Paris 1, Paris 4, Dauphine, Nanterre, Paris-Saclay, ENS Ulm, Sciences Po)
- Désarmer Bolloré
- Des membres des Désert’heureux·ses
- Guerre à la Guerre
- INSA en lutte
- Kessem – Juives féministes décoloniales
- Le Mouton Numérique
- Le Nuage était sous nos pieds
- Le Poing Levé
- Les soulèvements de la Terre
- Palestin’Alco
- Palestine Libre (Montpellier)
- Pluriversité
- Scientifiques en Rébellion
- Solidaires Etudiant·es, Solidaires Etudiant·es Grenoble, Solidaires Etudiant·es Tours
- Stop Academic Complicity
- Stop Arming Israel France, Stop Arming Israel 13,
- Soulèvements de la terre
- Students for Justice in Palestine Reims
- Technopolice
- Universitaires avec Gaza